Gîtes de France 3 epis - Gîte rural Gers (32)

Gîte dans le Gers
"La Roque"

Gite rural de La Roque dans le Gers (32)

La Gascogne

La Gascogne (Gasconha - Gascougne - en gascon) était une province du sud-ouest de la France sous l'Ancien Régime.

Sa disparition

Avec la création des départements par l'Assemblée constituante en 1790, la Gascogne a disparu en tant que telle, remplacée par de nouvelles circonscriptions administratives formant le maillage toujours en vigueur du territoire national.

Son nom

Blason de GascogneLa Gascogne (Gasconha en gascon) tire son nom du peuple Vascon, qui donnera le terme Gascon.

Contrairement à d'autres provinces (comme la Bretagne ou la Normandie par exemple), le nom de Gascogne a disparu avec la province qu'il désignait et n'a été repris pour désigner aucun des départements ou régions de la France actuelle.

Il tend néanmoins à faire sa réapparition depuis quelques années comme appellation touristique pour désigner limitativement son cœur historique oriental : le Gers.

On retrouve sa trace dans les appellations :

  • Cadets de Gascogne
  • Floc de Gascogne
  • Golfe de Gascogne
  • Landes de Gascogne

Géographie

La Gascogne s'appuie sur les contreforts montagneux des Pyrénées et s'ouvre sur le golfe de Gascogne. La grande masse de la forêt des Landes occupe une place centrale dans l'espace géographique de la Gascogne actuelle. Les deux fleuves principaux sont la Garonne et l'Adour.

Départements

Paysage de Gascogne, laissant apparaître la chaîne des Pyrénées en arrière-plan. Elle comprend les départements :

  • du Gers
  • des Hautes-Pyrénées
  • des Landes

et en partie ceux :

  • de l'Ariège
  • de la Gironde
  • de la Haute-Garonne
  • du Lot-et-Garonne
  • des Pyrénées-Atlantiques
  • du Tarn-et-Garonne.
  • Le Val d'Aran, bien qu'appartenant à l'Espagne, fait partie historiquement et linguistiquement de la Gascogne.

Villes

Les principales villes sont :

  • Auch, sa capitale historique
  • Bagnères-de-Luchon
  • Bayonne
  • Bordeaux
  • Dax
  • Lourdes
  • Mont-de-Marsan
  • Tarbes
  • Pau

Économie

Les principales ressources économiques sont :

  • la sylviculture
  • la pêche
  • la production de raisins et de vins
  • la distillation d'eau-de-vie fine, notamment d'Armagnac
  • l'élevage (canards, foie gras, volailles, bœuf de Chalosse,...)
  • le tourisme (stations balnéaires de la Côte d’Argent, vert, culturel,...)
  • le thermalisme

Langue vernaculaire

La langue régionale est le gascon (classé dans les langues occitanes).

Figure emblématique

Le Gascon le plus connu à travers le monde n'est autre que le célèbre d'Artagnan, de son vrai nom Charles de Batz Castelmore.

Drapeau de la Gascogne

Drapeau de GascogneSon drapeau (basé sur une croix de saint André) a été donné par le pape lors de la troisième croisade. Celui ci est actuellement utilisé mais certains gascons se préoccupent de le modifier. Son aspect étant trop héraldique et sans attachement aucun. C'est néanmoins le drapeau arborant des lions et des épis de blé qui est aujourd'hui utilisé officiellement (sur les façades des mairies, telle Bayonne).

Histoire de la Gascogne

Les clans basco-aquitains étaient présents sur les terres de Gascogne depuis des temps immémoriaux. La région a été conquise par l'Empire romain, puis par les Wisigoths, par les Vascons (qui lui ont donné leur nom), et enfin par les Francs. Avec ces différentes dominations, la Gascogne a émergé comme un état indépendant pendant un temps et à ce jour la Gascogne a gardé la réputation d'être habitée par un peuple têtu et indépendant.

L’Antiquité

Selon certains, mais cette théorie ne fait pas l’unanimité, nos ancêtres contemporains de la dernière glaciation, auraient reculé vers le sud jusqu’à ce qu’ils trouvent des terres accueillantes. Ils auraient ainsi atteint l’Afrique du Nord puis quelques temps plus tard, avec le réchauffement de la région, seraient revenus s’installer d’abord dans la péninsule ibérique, puis jusqu’au nord des Pyrénées. Ceci expliquerait l’origine des Ibères. Sans doute aussi mythiques que d’autres, les certitudes sur ces périodes étant difficiles à établir.

Quoi qu’il en soit, lorsque les Romains conquirent la Narbonnaise, ils se heurtèrent, au delà de Toulouse à un peuple nouveau pour eux. Ce n’étaient ni des Ligures, ni des Celtes, ils s'appelaient les Aquitains bien que César reconnaisse qu’ils avaient beaucoup d’analogies avec les Ibères du sud des Pyrénées.

Le territoire qui allait devenir la Gascogne était alors habité par une trentaine de tribus d’une importance inégale :

  • les Consoranni (Couserans)
  • les Bigerionnes (Basse-Bigorre)
  • les Huronenses (Oloron)
  • les Benarnenses (Béarn)
  • les Tarbelli (Dax)
  • les Tarusates, plus tard Aturenses (Aire)
  • les Sotiates (Sos)
  • les Elusates (Eauze)
  • les Auscii (Auch)
  • les Vasates (Bazas)
  • les Convenae (Comminges)
  • les Boïens (Pays de Buch)

D’abord spectateurs de la conquête de la Gaule par les Romains, les Aquitains en devinrent les acteurs en 56 av. J.-C. lorsque Crassus fut chargé par César de soumettre l’Aquitaine. Ce fut la célèbre bataille de Bégaar près de Tartas, précédée du siège de l'oppidum de Sos où les Sotiates furent battus. Crassus poursuivit ensuite son œuvre qu’il mena à bien assez rapidement.

Ainsi, à l’exception des hautes vallées des Pyrénées occidentales, l’Aquitaine se trouva sous domination romaine.

La domination romaine

En 27 av. J.-C., Auguste réorganise l’administration de la Gaule en rétablissant la Narbonnaise et en divisant le reste de la Gaule en trois provinces : l’Aquitaine qui s’étend des Pyrénées et de l’Atlantique à la Loire, la Lyonaise qui comprend l’Armorique et la Belgique.

C’est au IIe siècle que les Ibères obtiennent leur séparation du reste de l’Aquitaine celtique. L’inscription portée sur une stèle de l'église d’Hasparren montre que neuf peuples ont été séparés des Gaulois. C’est la création de la Novempopulanie avec pour capitale Eauze.

Le reste de l’Aquitaine va être divisé en deux parties : l’Aquitaine seconde, avec pour capitale Bordeaux et l’Aquitaine première, avec pour capitale Bourges.

La Novempopulanie comptera bientôt douze peuples mais n’en gardera pas moins son nom. En 297, Dioclétien divise la gaule en 120 cités réparties en 17 provinces. La Novempopulanie comprend alors 12 cités :

  • Cité des Élusates (Eauze)
  • Cité des Aquenses ou Tarbelli (Aqs, puis Dax)
  • Cité des Lactorates (Lectoure)
  • Cité des Convenae (Saint-Bertrand-de-Comminges)
  • Cité des Consoranni (Saint-Lizier)
  • Cité des Boïates (La Teste-de-Buch)
  • Cité des Benarnenses (Lescar)
  • Cité des Aturenses (Aire)
  • Cité des Vasates (Bazas)
  • Civitas Turba (près de Tarbes, chez les Bigerriones)
  • Cité des Iluronenses (Oloron)
  • Cité des Auscii (Auch)

Les populations empruntèrent beaucoup de choses aux vainqueurs romains et notamment leur langue. Ils parlèrent donc le latin, mais en le déformant donnèrent naissance à une langue nouvelle : le gascon. Parti des villes, le latin gagna de proche en proche les campagnes. Seules les populations du versant sud des Pyrénées échappèrent à la contagion et leurs descendants parlent encore la langue d’origine : le basque.

L’administration romaine assura l’ordre et la paix en Novempopulanie durant trois siècles environ. Puis la décadence de l’Empire Romain entraîna celle de la Gaule entière, préparant ainsi les invasions barbares.

Les Barbares

Les Vandales, les Alains et les Suèves, poussés à l’est par les Huns, traversent la frontière du Rhin dans les derniers jours de 406.

Ils ne font que passer en Novempopulanie qu’ils abandonnent, après l’avoir dévastée, en 409 pour s’installer en Espagne. Ils sont remplacés par les Wisigoths.

La catégorie Hispanie wisigothique contient d'autres articles sur le sujet du royaume wisigoth.
En 412, le roi wisigoth Athaulf, successeur d'Alaric Ier, obtient de l’empereur romain Honorius, en échange de ses services, un établissement en terre gauloise (voir Jordanes). Ataulf est assassiné à Barcelonne en septembre 415 et est remplacé par Walia (Valia) qui règnera de 415 à 418. Ce dernier négocie avec l’empereur Honorius qui lui donne l'Aquitaine seconde et des villes voisines. Le nouveau royaume Wisigoth qui avait pour capitale Toulouse comprenait Poitiers, Angoulême, Saintes, Périgueux, Bordeaux et la Novempopulanie.

Il semble que les rois Wisigoths comprirent qu’il valait mieux ménager les populations autochtones qu’ils appelaient « les Romains ». Ainsi, l’organisation Wisigothe se mit en place et sans les problèmes de religion, tout aurait été parfait entre Goths et « Romains ».

Appelé par les évêques de Novempopulanie, Clovis, vint au secours des populations. En 507, les Francs battirent Alaric II, roi des Wisigoths, à la bataille de Vouillé. Les Goths ne conservèrent que la Narbonnaise et la Novempopulanie passa sous contrôle franc.

Les Francs

La domination franque n’a pas apporté grand chose à la Novempopulanie si ce n’est la misère et l’anarchie. Le VIe siècle n’est qu’une longue suite de guerres civiles, de dévastations par des bandes armées, de brigandages sur un fond de raids des Vascons venant des zones sud des Pyrénées.

Les famines amenèrent les épidémies et dans l’imaginaire de l’époque le règne du diable semblait arrivé.

Une vaine tentative de se mettre sous la protection d’un roi prétendu mérovingien, Gondewald, avorta en 586 après le siège de Lugdunum Convenarum, l'actuelle commune de Saint-Bertrand-de-Comminges en Haute-Garonne. Au VIIe siècle, la domination franque, sous la pression, semble-t-il, de phénomènes sociaux accomplis silencieusement, disparaît.

Un autre envahisseur se préparait de l’autre côté des Pyrénées : le peuple des Vascons !

La Vasconie

Les Vascons, protégés par l’accès difficile de leurs montagnes, étaient restés indépendants sur le versant sud des Pyrénées occidentales. Ibères non latinisés, ils avaient gardé leur langue et leurs religions. En 587, ils sortent de leurs retraites et envahissent les plaines de l’Adour et de la Garonne. Leur progression dure jusqu’en 602 quand les deux fils de Childebert II, Théodebert II, roi d’Austrasie et Thierry II, roi de Burgondie les battent et leur imposent un duc en la personne de Genialis.

L’autorité de Genialis, comme celle de son successeur Aighinan était plus ou moins effective puisqu’en 626 les Vascons semblent s’en être soustraits à la suite d’une révolte. En effet, ils étaient déjà indépendants à la mort de Clotaire II en 629, lorsque son fils Caribert II reçut en partage le "royaume de Toulouse". La Vasconie faisait certes partie du royaume que son demi-frère aîné Dagobert Ier avait créé pour lui, mais il dut en faire la conquête. Cette dernière s’achevait à peine lorsque mourut Caribert II, bientôt suivi dans la tombe par son fils et successeur, Chilpéric. Ce dernier avait eut cependant un fils qui devint moine et deux filles: Phligberthe qui épousa Bertrand de Bordeaux et Ode, mère de Loup Ier qui réussira à récupérer l'héritage de son grand-père maternel.

Dagobert, devenu seul maître de la Vasconie, eut à combattre en 635 une révolte des Vascons qui, battus, firent alors allégeance à Dagobert.

Les rois fainéants qui lui succédèrent ne s’intéressèrent guère à la Vasconie qui, avec l’Aquitaine, reprit peu à peu son autonomie. Le pouvoir franc, trop occupé à se battre contre la Neustrie, puis contre les Germains laissa s’installer un nouvel ordre.

Entre 660 et 670, suite à l’alliance entre Aquitains et Vascons, le royaume de Toulouse reparut quoiqu’en cachant son nom, par le choix comme chef de Félix, patrice de Toulouse. Il fut remplacé par Loup Ier (Lupus), couronné duc d’Aquitaine et de Vasconie en 672. Ce dernier, fils de Bogue (boggis) de Comminges et de Ode d'Aquitaine (fille de Caribert II et de Gisèle de Saint-Amand d'Elnone), mourut en 710. (Bogue de Comminges étant le fils de Eudes de Comminges lui même fils de Bertrand de Bordeaux, comte-Evêque de Bordeaux.)

Son successeur, Eudes, alias Yon d'Aquitaine, père de Hunald dit Huon de Bordeaux, était sans doute le fils de Lupus Ier. Son avènement coïncida avec l’arrivée des Arabes en Espagne et il eut à les combattre jusqu’à ce qu’Abd el Rahman le vainquit à Bordeaux en 732. Mais l’alliance avec Charles Martel permit de battre les envahisseurs à la bataille de Poitiers et de les repousser jusqu’en Espagne.

Eudes d'Aquitaine meurt en 735. Il eut, semble-t-il, cinq enfants :

une fille, Lampégie (lampégia), qui avait épousé abou Nessa Munuzza (Mounouz), général et émir de Narbonne, Maure qui aspirait à se libérer de la tutelle d’Abd el Rahman et qui, trahi, fut tué par les soldats d'Abd el Rahman non loin de Puigcerda; Lampégie dut à sa grande beauté d’aller finir ses jours dans le harem du sultan de Damas. Celle-ci avait été courtisée par Hildebrand, frère cadet de Charles Martiaux (Marcellus) mais son père Eudes, qui voulait ouvrir une porte de sa principauté vers la méditérranée, préféra la marier à Munuzza, cela renforça encore la haine des Pippinides envers les Mérovingiens d'Aquitaine.
quatre fils :
Hunald ou Hunaud, l’aîné duc d'Aquitaine mort à Pavie 774,
Remistan, décapité sur ordre de Pépin le Bref (roi des Francs après un coup d'état fait avec la complicité papale qu'il récompensa par la mise aux pas des Lombards et la création des États Pontificaux en 754), marquis du Limousin, dont l’histoire n’a gardé que quelques traces,
Hatton, mort après avoir été aveuglé sur ordre de son frère Hunald Ier qualifié de duc d’Aquitaine (ascendant de Eudes d'Oisy, châtelain de Cambrai nommé par Charlemagne en compensation de la perte de son héritage et des services rendus par son grand-père) comte de Poitiers et qui semble avoir possédé le Poitou,
Loup II, à sa mort, en 735, sa dépouille fut enterrée au monastère de l’Île de Ré qu'il avait fondé, et Hunald lui succéda, refusant de prêter serment de fidélité à Charles-Martel. Une longue lutte s’ensuivit, obligeant Hunald à abdiquer en 745. Il restera de nombreuses années à Rome pour plaider la cause des Aquitains mais les pontifes avaient déjà choisi entre les Pippinides , puissance de tout l'Occident et les Mérovingiens d'Aquitaine simple puissance locale... son fils Waïfre (dit Gaifier)reprit le flambeau, mais il fut trahi est assassiné en 768 quand il fut en passe de rendre les armes à Pépin le Bref.
L’Aquitaine repassait sous domination franque et les Vascons élisaient Loup II, fils d’Eudes, alors âgé d’environ 53 ans, comme duc. Hunald II, fils de Waïfre, ayant tenté de soulever l’Aquitaine contre Charlemagne, et Loup II lui ayant donné refuge en 769, ce dernier fut obligé par Charlemagne de lui livrer le fugitif pour éviter l’invasion de la Vasconie.

Charlemagne devenait ainsi maître de l’Aquitaine et de la Vasconie, du moins le pensait-il puisque c’est à cette époque, en 778, que se situe l’épisode de Roncevaux où l’arrière garde de son armée qui revenait, après avoir détruit les murailles de Pampelune (Iruñea) – laissant ainsi la ville à la merci des Maures - fut décimée par les Basques.

Le Royaume d’Aquitaine

En 781, Charlemagne fit sacrer son troisième fils, Louis alors âgé de trois ans, roi d’Aquitaine. Ce nouvel état comprenait l’Aquitaine proprement dite ainsi que la Vasconie et avait pour capitale Toulouse. L’administration en était assurée par Guilhem, comte de Toulouse et duc d'Aquitaine (à l'époque, cela désigne un chef militaire).

Les Vascons avaient élevé au pouvoir, après la mort de Loup II (1, à partir de lui, nous numéroterons, entre parenthèse et en chiffre arabe, les ducs et princes qui se sont succédés), l’un de ses fils Sants-Loup (2) qui reconnut la suzeraineté de Charlemagne et prit part, contre son sentiment mais par fidélité, à l’expédition organisée par le roi d’Aquitaine contre Barcelone en 801. Mais cette reconnaissance fut de courte durée puisqu’en 802 Pampelune avait fait allégeance à l’émir de Cordoue.

Toujours est-il qu’en 812, après une révolte menée par Semen-Loup (3), frère aîné de Sanche-Loup (2) qui l’avait remplacé à sa mort, une nouvelle expédition de Louis arriva, en passant par Dax jusqu’à Pampelune. Louis prit la précaution, cette fois-ci, au retour par Roncevaux de s’emparer d’otages qu’il ne libéra qu’une fois arrivé dans une zone sûre où son armée ne risquait plus d’embuscade.

A la mort de son père, Louis le Débonnaire (ou le Pieux) devint empereur et associa ses fils au gouvernement. Il donna en 817 à Pépin d’Aquitaine, la Gascogne, la Marche de Toulouse et une partie de la Septimanie et de la Bourgogne.

Pendant ce temps, dans le duché de Vasconie, l’un des fils de Semen-Loup (3) était devenu prince en 816. Mais Garcia I-Semen (4) mourut en 818, remplacé, à son tour, par un cousin germain, Loup III-Centulle (5). En 819 ce dernier fut dépouillé de ses biens par Pépin Ier qui le bannit. Cependant, pour se concilier les Vascons, il leur donna pour chef Aner-Sants (6), fils de Sants-Loup (2), qui l’aida à combattre les révoltes navarraises. C’est l’époque du comté de Vasconie citérieure qui sera érigé en duché de Gascogne en 852.

Ce comté, puis duché de Vasconie devait revenir, à la mort d’Aner-Sants (6) en 836, à son frère Santz-Santz (7) lui même remplacé, à sa mort vers 864 par son neveu Arnaud (8) qui était le fils de sa sœur Sancia et de Emenon, comte de Poitiers, puis d'Angoulême. Arnaud mourut en 864 et la succession des ducs gascons est en rien très claire. Une légende affirme qu'en 872, les Gascons nommèrent comme comte, Santz Mitarra, un fils d'un comte de Castille. Ce Santz Mitarra serait l'ancêtre des futurs ducs et comtes de Gascogne qui se sont succédés jusqu'en 1032, date de la mort du dernier prince de cette famille.

Les comtes de Gascogne

La chronologie difficile à démêler des ducs et comtes de Vasconie devient un peu plus claire à partir de Sants Mittara (9).

Son fils Gassie-Sants (10) dit le Courbé le remplaça à la tête de la Gascogne avant 893. Il eut trois fils, Sants-Gassie (11) qui lui succéda vers 930 dans un duché amputé des parts de ses frères, Guilhem-Gassie, tige des comtes de Fezensac et d’Armagnac et Arnaut-Gassie, tige des comtes d’Astarac.

Sants-Gassie (11) eut, semble-t-il, au moins trois fils :

Sants, Guilhem et Gombaut,
Sants–Sants (12) ne laissant aucun enfant, son frère Guilhem-Sants (13) lui succéda vers 961 et régna sur la Gascogne jusqu’en 996 au moins. Il eut, de sa femme Urraca, fille de Garcia-Sancho, roi de Pampelune cinq enfants : Bernat-Guilhem, Sants-Guilhem, Brisce, épouse de Guillaume V de Poitiers, comte de Poitiers, duc d’Aquitaine, Garsende, épouse d’un grand seigneur de Bourgogne et Toda, femme de Bernard Ier, comte de Besalu.

Bernat-Guillaume (14), duc de Gascogne et comte de Bordeaux, étant mort le 25 décembre 1009 sans laisser de postérité, le pouvoir échut à son frère Santz-Guilhem (15) qui le garda jusqu’à sa mort, le 4 octobre 1032.

Son neveu, Eudes ou Odon de Poitiers (16) hérita du duché de Gascogne puis du comté de Bordeaux. Il mourut en 1039 et Bernat (17) dit Tupamaler, comte d’Armagnac fut reconnu comte de Gascogne

Bernat était, en effet, le petit fils de Brisce de Gascogne et était donc le descendant le plus direct de Guilhem-Sants (13) au sens de la coutume. Mais le frère d'Eudes, Guy-Geoffroy ou Guillaume VIII, duc d’Aquitaine lui contesta le pouvoir, étant devenu comte de Bordeaux vers 1044 . Après nombre de péripéties, les Poitevins l’emportèrent à la bataille de la Castelle en 1063. Guy-Geoffroy, plus connu sous le nom de Guillaume VIII d’Aquitaine fut suivi par Guillaume IX, le fameux troubadour, puis par Guillaume X de Poitiers qui mourut en 1137, laissant la couronne d’Aquitaine à sa fille Aliénor.

En 1152, par le mariage d’Aliénor avec Henri II Plantagenêt, comte d’Anjou et duc de Normandie, le duché d’Aquitaine et celui de Gascogne furent unis à l'empire Plantagenêt qui comprenait l'Angleterre, la Normandie, l'Anjou-Maine-Touraine.

En réalité, il ne restait plus grand chose de la Gascogne de Sants Mittara, elle même déjà réduite par rapport à la Novempopulanie par la création du Comté de Comminges (Xe siècle) comprenant alors le Couserans. Les partages successifs entre les descendants du Courbé virent la création d’une mosaïque de seigneuries indépendantes qui reconnaissaient, ou non, la souveraineté des ducs suivant les circonstances et les alliances du moment.

L'histoire de la Gascogne unie comme territoire politique s'arrête là, mais pas l'histoire de la Gascogne médiévale. On pourrait dire qu'au niveau politique, il y a des « Gascognes ». Mais la principale division sera celle entre une Gascogne occidentale, située autour de Bordeaux, de Dax et de Bayonne, unie à l'Angleterre (jusqu'en 1451/1453) et une Gascogne occidentale, située autour des comtés d'Armagnac et de Bigorre, qui sera pro-française pendant la guerre de cent ans. Il faut signaler que l'identité gasconne perdure et que le département du Gers veut se renommer Gascogne même s'il ne représente pas l'intégrité du pays.

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Gite rural dans le gers "La Roque" - 32120 Mauvezin - tél. 05 62 06 81 14
Gîte de France 3 épis GRG A 22

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